Rejoignez-nous

Faire la fête… Une évidence !

Musique, éclairages ad hoc, buffet participatif...Les jeunes de HandinamiK aiment faire la fête. Cinq en 2016, trois depuis le début 2017 et des jeunes de plus en plus nombreux qui s'éclatent sur la piste avec leurs frères, leurs soeurs, leurs amis. Les parents sont là aussi, un peu en retrait autour du buffet : on danse un peu moins mais on parle beaucoup plus. Car c'est là un autre objectif de notre association, faire réseau, échanger, s'entraider. C'est notre but et ça marche !

Qui sommes-nous, que voulons-nous, qu’allons-nous faire ?

Parents de jeunes adultes handicapés mentaux, nous avons constaté à quel point il est difficile pour nos enfants de se retrouver entre copains. En théorie, les cafés, les bars, les clubs de vacances -ces lieux où l'on se retrouve entre amis, entre collègues- leur sont ouverts mais en pratique ils ne s'y sentent pas toujours à l'aise, conscients d'être différents. Différents, c'est leur singularité et ce qui les rassemble. Alors pour eux, nous avons décidé de créer l'association HandinamiK avec trois objectifs prioritaires : organiser des fêtes où ils se retrouvent pour danser, ouvrir un « HandinamiK Kfé » qui leur serait destiné mais ouvert à tous, concevoir des week-ends ou des vacances pour qu'ils partent ensemble, selon leurs affinités et dans leur groupe d'âge.

Des soirées "DJ"

Un "HandinamiK Kfé"

Des loisirs adaptés

Nos actus

Thomas, poète en quête de musiciens

« L’idée de base, c’est de sortir de sa bulle ».  Conscient que sa différence peut le couper du monde, Thomas, jeune autiste, publie des poèmes sur son blog. Il y aborde son handicap, sa situation, mais aussi ses chagrins d’amour. « La poésie, c’est ma passion, confie ce grand brun volubile, toujours chic avec son petit chapeau noir. Mon rêve serait de publier un livre de recueils. »

Depuis plus de 5 ans, il cherche aussi à monter un groupe de musique, et pas seulement comme parolier. Guitariste et pianiste, il a déjà enregistré plusieurs compositions sur son ordinateur. « J’adore Renaud, je trouve ses chansons très poétiques, mais j’aime aussi le rock ! », insiste ce fan de Supertramp, Madness et Percujam – un groupe monté par de jeunes autistes avec leurs éducateurs.

« Je cherche des musiciens pour m’accompagner, poursuit-il. Des filles et des garçons, c’est important que le groupe soit mixte. » Il ne ménage pas ses efforts pour dénicher les perles rares : annonces sur internet, renseignements auprès d’amis passés par le conservatoire…

Si vous souhaitez rejoindre son groupe, écrivez nous ! Thomas est aussi un fidèle des fêtes et du HandinamiK Kfé, des moments précieux pour lui et ses amis. « Ça permet d’oublier nos galères, de se lâcher et de rencontrer des gens », s’enthousiasme cet artiste multicarte. Peut-être le rencontrerez vous à cette occasion.

L’inclusion, c’est aussi la fête !

Se retrouver pour danser… Rien de plus simple a priori. Sauf pour les jeunes en situation de handicap mental. C’est pourquoi HandinamiK organise cinq à six soirées par an, ouvertes à tous. De vraies soirées avec DJ qui permettent aussi aux familles, amis, bénévoles d’échanger autour du buffet. Et ça marche ! Preuve que la fête, les copains, la danse répond à un vrai besoin, insuffisamment comblé dans une société qui se veut inclusive.

Réalisation : Faustine de Bock © HandinamiK, 2017

Ciné goûter au HandinamiK Kfé

© Juanedc sur Commons Wikimedia

Créer un lieu où les jeunes se retrouvent sans être contraints par le rythme des activités auquel ils sont habitués, c’était l’une de nos ambitions. Et une réalité dimanche 3 décembre, lors d’un ciné goûter organisé au HandinamiK Kfé… Film, entracte, style « La dernière séance » avec pop corn et clémentines, ont ponctué une après midi réussie. Mot de la fin ?  « On recommence quand ? ». Alors, merci au ciné itinérant du Conseil de quartier de Bercy et de la Mairie du 12e arrondissement qui leur ont offert ce moment chaleureux en ce dimanche pluvieux.

 

L’école de la vie, une leçon pour tous

Andres et Anita veulent se marier, Ricardo veut louer un appartement… Rien de plus ordinaire a priori. Sauf pour eux, car ils n’ont pas le droit de se marier – comme toutes les personnes trisomiques au Chili – et parce qu‘ils peinent à gagner suffisamment d’argent pour se prendre en charge, ou tout simplement acheter une bague de fiançailles.

 

Alors que la trisomie reste un sujet rarement adapté au cinéma, une réalisatrice chilienne, Maite Alberdi, a décidé de donner à des individus touchés par ce handicap la parole qui leur manquait. Ce documentaire sur le quotidien d’une bande de copains pleins de rêves, mais aussi d’appréhensions, est un bijou d’humour tendre et de scènes profondément émouvantes.

Porté par des acteurs de très haut niveau, ce film pose assurément plus de questions qu’il ne donne de réponses : se marier, gagner de l’argent, fonder une famille… Aucune des préoccupations de ces personnes, somme toute comme les autres, n’est laissée de côté, et chaque séquence nous montre à quel point il est difficile de donner une réponse définitive à ces questions.

Un film qui nous interroge sur notre manière de considérer les attentes de nos proches touchés par le handicap, et sur l’attitude que nous adoptons : une protection parfois étouffante, risquant de décourager et briser des rêves, mais également nécessaire, tant ils peuvent avoir besoin de notre aide et de notre bienveillance. Difficile de trouver le juste milieu.